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M.Detoutesfacons - 21.11.2015 | 0 réactions | #link | rss
J'ai récemment fait l'expérience de commander un article sur le magasin en ligne de Fust (www.fust.ch).

Devant la mauvaise foi dont l'enseigne a fait preuve lors de ma commande, il est évident que je n'achèterai plus chez eux et ferai le nécessaire pour que ma famille, mes collègues, mes étudiants et mes lecteurs n'aient pas à subir des désagréments similaires.

Détails envoyés sur demande par courrier électronique, d'ici à ce que la dénonciation à la FRC soit terminée.
M.Detoutesfacons - 23.09.2015 | 0 réactions | #link | rss

Darius Rochebin nous demande notre avis...

Les principales sources de pollution sur le territoire français (je cite la France car les données sont plus faciles à obtenir) sont, dans l'ordre décroissant:
- les transformations énergétiques industrielles,
- le chauffage et le refroidissement domestique et d'entreprise (bureaux),
- l'agriculture,
- puis...le trafic routier.

Et je n'inclus pas les émissions importées (émissions produites à l'extérieur du territoire pour l'élaboration des produits importés) (source: rapport CITEPA, 2013).

L'argument objecteur de conscience ne fonctionnera pas avec les véhicules privés à moteur, ils pollueront toujours. La question que nous devions nous poser il y a 20 ans n'était pas "polluent-ils?" mais "polluent-ils trop?". Oui, les véhicules d'antan polluaient. Ils polluaient même énormément et sans commune mesure en comparaison avec les véhicules actuels.

Toutefois, d'autres mauvaises habitudes associées aux véhicules à moteur, et bien plus graves, perdurent et ne semblent pas inquiéter plus que ça le citoyen (et par extension, les journalistes):
- les files d'attente artificiellement provoquées à l'entrée des villes (typiquement: la politique genevoise)
- la réduction drastique des places de parcage (typiquement: la politique genevoise)
- l'énorme gaspillage d'énergie induit par les climatiseurs (que même les conducteurs de véhicules décapotables ne se refusent pas)
- la filière de recyclage digne d'un film d'horreur: on balance le tout dans un container et hop, en Afrique par courrier A (héritage français de 1986: "la pollution s'arrête à nos frontières").

Des mesures politiques qui ont effet de 1) cacher le problème et 2) décourager le conducteur en augmentant le temps moyen nécessaire pour relier le point A au point B. Manque de chance: les véhicules sont devenus tellement confortables que les avantages dépassent largement les inconvénients des transports publics pour une majorité de pendulaires. L'ajout d'une pastille verte "A+" sur la feuille descriptive du véhicule suffit pour démolir le petit zeste de mauvaise conscience qu'il reste à certains.

Genève est un excellent exemple de gestion par des singes: une politique urbaine anti-voitures gangrène la Ville depuis plus de 20 ans. Il n'y a plus de place de parc, les routes sont étroites, et l'on construit des immeubles sans parking souterrain. Que fera-t-on dans 10 ans lorsque les véhicules, devenus "propres", seront à nouveau tolérés dans l'esprit collectif? Pas grand chose...on ne peut pas agrandir les routes, réduire les trottoirs ni creuser sous les habitations.

Bref, la solution existe: elle roule déjà sur nos routes! Le problème se situe, comme d'habitude, entre le clavier et la chaise...ou plutôt dans ce contexte, entre le contribuable et les décisions politiques.

Le scandale Volkswagen? Une entreprise européenne, ultra compétitive, attaquée de plein front par le gouvernement américain, lui-même propriétaire à plus de 70% de l'industrie automobile domestique en pleine désuétude devant la concurrence européenne et asiatique? Et on vient nous demander si cela nous choque que le Diesel pollue plus que prévu?

Ha...ha...ha.
M.Detoutesfacons - 20.09.2015 | 0 réactions | #link | rss
Aussi décevant que cela puisse sembler, peu de candidats saisissent réellement l'opportunité de poser des questions pertinentes lors de leur entretien d'embauche. A tout hasard, je suis tombé sur une liste de questions que je trouve suffisamment pertinentes pour justifier une traduction et reproduction ici. Cette liste de questions est directement tirée du site web personnel de Trey Causey: What it's like to be on the data science job market? (en Anglais).

Questions:
1) Comme se matérialise la réussite dans ce poste? Comment saurai-je que je réponds aux attentes de mon poste?
2) Quel a été votre projet le plus exigeant? Quel était son objectif, combien de temps a-t-il duré, quelles étaient les difficultés, quels outils avez-vous utilisé, etc.?
3) A quoi ressembleront mes trois premiers mois? Et les trois suivants?
4) Qui sera ma/mon responsable et combien a-t-elle/t-il de personnes à superviser? Est-ce que des entretiens individuels sont régulièrement planifiés?
5) Est-ce que je remplace quelqu'un? Pourquoi est-elle/-il parti(e)?
6) (S'il s'agit d'une start-up) Combien de mois de visibilité financière avez-vous? Qui prend les décisions financières?
7) Quel sera mon premier projet? S'agit-il d'un nouveau projet ou d'autres personnes y travaillent-elles déjà?
8) Quelle est l'état de maturité de l'environnement de travail? Est-il prêt ou doit-on le mettre sur pieds? Combien de temps cela prendra-t-il?

N'hésitez pas à utiliser le lien en haut à droite pour m'envoyer vos propositions si vous souhaitez partager votre expérience!
M.Detoutesfacons - 04.09.2015 | 0 réactions | #link | rss
Certains de mes "amis" Fessedebouc me donnent la nausée ce soir lorsque je les vois commenter ou "liker" afin de manifester leur "choc" en voyant la photo du petit Aylan noyé.

Quelle hypocrisie! La photo du petit Aylan, mort noyé, sorti de l'eau par son père, n'est absolument pas choquante. Au mieux, c'est une belle photo qui, certes, immortalise un événement terrible. Rien de plus.

Nous sommes invités à croire que cette photo est "choquante" parce que les médias l'ont décidé pour nous. Les rédactions au sein de la grande majorité des maisons de presse européennes n'ont rien d'autre à se mettre sous la dent en ce moment que le problème des réfugiés et tentent tant bien que mal de solliciter nos émotions en transformant un problème social, qui exige une résolution rationnelle et collaborative, en un spectacle rythmé par des annonces à caractère sensationnel. Pourquoi citer un panel d'économistes qui nous disent que tout va bien alors que l'on peut donner la parole à des mercenaires politiques dont la seule mission est de semer la peur et l'insécurité au sein de la population?

Le but n'est pas de nous réveiller ni de nous faire agir, le but est de générer du trafic, de "mettre du temps de cerveau humain à disposition des annonceurs et publicitaires" (si tu sais à qui et à quoi je fais référence, tu n'as probablement pas besoin de lire la suite), rien de plus.

N'oublions pas: nous n'avons à aucun instant eu le droit de cité dans cette affaire. Il appartient à chacun de décider de ce qui est ou n'est pas choquant. Ce n'est ni à la Tribune de Genève, ni à notre présentateur de journal télévisé favori, ni aux 224 "j'aime" sur un post Fessebouc qu'appartient cette décision. TU décides quelle photo te choque et TU décides quelle photo ne te choque pas!

Cette manoeuvre a un nom: chantage affectif. Les médias trouveront toujours une photo d'un petit enfant, pas trop blanc si possible, assoiffé, affamé, orphelin, mourant, probablement victime d'une saloperie d'ordre sexuel. Les médias seront toujours les premiers à nous rappeler qu'il y a de la misère dans le monde et que "c'est trop dégueulasse". Ne l'oublie pas: la mission de la presse est d'informer, pas de te choquer. Combien de fois as-tu lu que le garçonnet, bien qu'étant syrien, a en fait grandi avec sa famille en Turquie. Ses parents avaient du travail et ne courraient aucun danger particulier. Ses parents ont décidé que l'Europe serait mieux. Ils ont cru à un mensonge vendu à coup de liasses de 2'500 euros par des passeurs dont le modèle économique consiste à faire croire aux gens que la richesse les attend de l'autre côté de la mer. Ses parents ont tué cet enfant bien avant toi, citoyen, ou citoyenne, de l'Europe!

J'ai un scoop: des Aylan, il y en a des millions, et ce depuis bien longtemps. Jusque ici ça ne nous a pas empêché de nous offrir des smartphones haut de gamme, de belles voitures, de succomber à l'obsession de l'accès à la propriété, au voyeurisme sur les réseaux sociaux sans oublier de pester chaque soir à table sur les étrangers qui viennent nous voler notre travail. Si les médias nous affichent cette photo un certain jour, c'est que ce jour-ci, ils n'avaient rien d'autre à nous raconter. Ni plus, ni moins.

Cette photo te choque? Dis-toi que le plus choquant, c'est que cette photo a encore le pouvoir de te choquer... Ça, c'est choquant.
M.Detoutesfacons - 13.01.2015 | 0 réactions | #link | rss
Tout est dans le titre.
M.Detoutesfacons - 17.11.2014 | 0 réactions | #link | rss


C'est officiellement annoncé: les collaborateurs des Transports Publics Genevois seront en grève mercredi prochain dès 3 heures, pour une durée de 24 heures. Il est à noter que le contrat établi entre la régie de transports et l'État de Genève prévoit une clause de service minimum garantissant le maintien d'au moins un tiers des bus prévus dans le Centre-Ville durant les heures de pointe.

Pourquoi une grève?
Pour mieux comprendre la nature de cette grève, il est nécessaire de revenir au 18 mai dernier, lorsque une majorité de la population genevoise a voté pour la baisse et le blocage des tarifs des titres(billets et abonnements) donnant accès aux transports publics. Selon l'État de Genève, la décision éclairée de la population genevoise se traduit par un manque à gagner annuel estimé à 17,5 millions de francs, toutes choses restant égales par ailleurs.

Comme tout le monde le sait [ndlr: je l'espère]: une entreprise saine compense une baisse de revenus soit en baissant ses coûts, soit avec des miracles (dans l'économie moderne, les miracles sont les interventions de l'État).

En ce qui concerne les coûts: rien ne semble indiquer que transporter du bétail constamment scotché à son téléphone portable va soudainement coûter moins cher. Les TPG pourraient éventuellement lorgner sur l'acquisition de véhicules sans conducteur mais cela serait très probablement accueilli par un infarctus collectif.

Du côté des revenus, cela ne s'améliore pas non plus: les irréductibles du confort d'un trajet en véhicule privé (et les jolies femmes fatiguées de côtoyer la bêtise masculine) ne sont pas prêts de changer d'avis. De plus, les nouveaux usagers du CEVA, ce nouveau moyen de transport révolutionnaire qui reliera les ghettos au centre de Genève, paieront en grande partie le remboursement du crédit de construction du service lui-même pour les trente années à venir. Il resterait finalement la mise en oeuvre de nouveaux canaux générateurs de revenus mais à voir le nombre de bus actuellement équipés de bornes wi-fi renforcées à coup de publicités, la Direction des TPG montre qu'elle a un bus de retard.

L'intervention divine de l'État devient tout logiquement le dernier levier envisageable, via son contrat de prestation et la subvention qui lui est associée. Deux contrats de prestation sont actuellement à l'étude au sein de la Commission des transports du Parlement genevois. Mauvaise nouvelle: ils ne prévoient pas d'augmentation particulière des subventions pour compenser la fixation des tarifs à la baisse. Mieux: ils prévoient, toutefois, une réduction du personnel des TPG!

De son côté, le syndicat du personnel des transports (SEV) affirme avoir compris et soutenir la nécessité de réduire les coûts. Il refuse toutefois que celle-ci se traduise par une réduction des effectifs, d'où la grève de mercredi prochain (on notera ici le caractère particulièrement préemptif de ce mouvement de contestation dans la mesure où le Parlement genevois n'a encore pris aucune décision).


Cette grève est-elle juste?
Adoptée par 54% des votants, la votation du 18 mai dernier impose une baisse et un blocage du tarif des titres d'accès aux transports publics dans le canton de Genève sans prévoir la forme ni les modalités de compensation de cette perte. Si cette décision du peuple devait être interprétée comme le fruit d'une réflexion éclairée [ndlr: haha], il me semble que la régie des TPG agit en toute légitimité lorsqu'elle prend la décision d'actionner des mesures de réduction des coûts, y compris des licenciements.

Dans le cas où cette interprétation serait correcte, l'action prévue par le SEV le 19 novembre prochain irait donc à l'encontre de la volonté de la population...


Une grève de frontaliers?
Contester une mesure de réduction du personnel dans un contexte de restriction budgétaire imposée par une votation me semble particulièrement difficile à comprendre. Un grand nombre de réactions publiées sur les principaux sites web de la presse romande fait état d'un sentiment d'une action "reflétant peu les valeurs suisses" [ndlr: doux euphémisme].

Ce n'est peut-être pas si faux: nous avons montré à de maintes reprises que nous savons renoncer à des "acquis" lorsque des circonstances conjoncturelles le justifient (hausse temporaire de la TVA, adaptation des taux de conversion des assurances sociales, maintien du taux plancher de conversion vers la devise Euro, refus des six semaines de vacances, etc.). Pourquoi réduire la taille des TPG serait-il un problème alors que cela reflète la volonté du peuple? Car rappelons-le: le peuple a voté pour une fixation du prix des titres de transport, et l'État n'envisage pas d'augmenter sa subvention!

J'admets que cette annonce de grève me semble être empruntée d'une culture "française", à savoir, le trio typique constitué d'une résistance maladive au changement, une obstination perverse à vouloir maintenir des acquis sociaux et une impunité dans laquelle une minorité s'octroie le droit de prendre en otage toute une population pour établir un "dialogue". La presse romande, elle tout aussi fautive, ne fait d'ailleurs rien pour calmer les lecteurs en occultant l'éléphant dans la pièce: le SEV est-il un syndicat "local"? S'il l'était, confirmer cet élément aux lecteurs clouerait le bec aux plus mauvaises langues et éviterait probablement à plusieurs dizaines de milliers de frontaliers français de devoir écouter passivement mercredi prochain le refrain des discours antifrançais entonnés par les genevois les moins éduqués...


Il me semble assez évident que si la sûreté des conducteurs et usagers de nos transports publics était réellement LA priorité invoquée par les syndicats, les lois encadrant cette dite sûreté influeraient directement sur le nombre de conducteurs requis [ndlr: attestations de formation requises, extraits de casier judiciaire vierge, horaires de travail et de repos contrôlés, etc.].

A titre d'exemple: fournir un équivalent de 45'000 heures de service de transport par semaine en horaires 2x8 requiert l'engagement de plus de 900 chauffeurs à temps plein, pour autant qu'aucun d'entre eux ne tombe malade, ne parte en vacances, ou ne soit soumis à des contraintes de rotation horaire (matin/soir etc.). Le discours du SEV va totalement à l'opposé de cette logique: il débute par le maintien des quotas de personnel. Des arguments bien plus efficaces sont pourtant à leur disposition...

Les vraies questions que je me pose donc ici sont: quels intérêts le SEV défend-il, ses dirigeants ont-ils choisi la bonne bataille? ses membres comprennent-ils exactement ce que fait leur syndicat?

A mon avis, non.
M.Detoutesfacons - 12.11.2014 | 0 réactions | #link | rss


Chaque année cette même sensation désagréable: je dois m'acquitter d'une facture pour la taxe sur les véhicules, que je trouve particulièrement injuste.

Le montant de l'impôt sur les véhicules à moteur est calculé sur la base de la quantité de CO2 émise au kilomètre par le véhicule (exprimée en g.CO2/km.). Plus le moteur du véhicule émet de particules, plus l'impôt est élevé.

Pour mieux comprendre la cause de ce coup de gueule, il convient de revenir à la volonté initiale du législateur en 2002, lorsque le texte de loi a été arrêté: le législateur souhaitait protéger l'environnement. L'impôt sur les véhicules à moteur a en effet été conçu pour encourager le contribuable à acquérir un véhicule moins polluant, dans l'optique d'une réduction des niveaux de pollution à travers le pays. En échange, la Confédération autorise/encourage les cantons à octroyer aux contribuables une "réduction" de leur impôt (bonus) ou une "augmentation" (malus).

Dans le concret, l'application de cet impôt n'adresse absolument pas le problème de la pollution, au contraire.

D'un côté, cet impôt légitime deux catégories de contribuables:
- Les conducteurs de véhicules de haut standing: ces véhicules bénéficient généralement des toutes dernières avancées technologiques et d'équipements, offrant ainsi un optimal à la "puissance" pour un taux d'émission de particules inférieur aux autres véhicules.
- Les conducteurs de véhicules moyennement ou très polluants qui font un usage intensif de leur véhicule. Ces derniers peuvent ainsi s'engouffrer dans le trafic au volant de leur voiture polluante matin et soir, près de 300 jours par an, sans débourser ne serait-ce un seul centime additionnel dans un impôt destiné à favoriser la mobilité douce.

De l'autre côté, cet impôt déploie un effet punitif envers le contribuable adepte de la mobilité douce mais disposant d'un véhicule privé dont il n'est fait usage qu'à titre exceptionnel (1 long trajet par an, quelques allers-retours événementiels type mariage de la soeur ou aider pour un déménagement). Ces contribuables paieront en effet le même montant d'impôt qu'une personne refusant de se déplacer en transports publics tout au long de l'année!


Quelle alternative?
Pour être plus juste, la taxe sur les véhicules à moteur devrait prendre en compte leur usage effectif. La complexité de l'impôt reviendrait alors à mesurer cette information avec plus ou moins de fiabilité. Plusieurs indicateurs peuvent en tous cas y répondre, le chiffre annoncé dans le compteur kilométrique de chaque véhicule constituerait probablement un bon point de départ.

Qu'en pense le lecteur?
M.Detoutesfacons - 28.08.2014 | 1 réactions | #link | rss
La Fondation des Parkings emploie des frontaliers pour coller des amendes aux conducteurs genevois. Voilà ce que lisait en toutes lettres le citoyen genevois lambda ce matin dans les premières pages de la presse locale. L'effet de surprise est conséquent lorsque l'on sait que la majorité des actifs s'imaginait que la Fondation des Parkings était l'une de ces organisations cantonales faisant office de canal de réintégration à l'emploi pour les chômeurs genevois et les jeunes en besoin d'un premier emploi après leurs études.

Motif invoqué: les locaux n'auraient pas les compétences et la volonté requises pour coller des amendes aux conducteurs avec le même zèle qu'un frontalier.

Que l'on se rassure, la France voisine emploie également beaucoup de frontaliers (de Suisse ou autres pays limitrophes) au sein de son service de contractuels. Selon les statistiques du mois de juillet 2014, le contingent s'élèverait d'ailleurs à...zéro. Tout comme pour l'Espagne, le Portugal, l'Italie, l'Allemagne, la Belgique, l'Autriche, bref....le reste du monde.
M.Detoutesfacons - 27.08.2014 | 0 réactions | #link | rss
La presse romande l'annonce le 27 août dernier: le Conseil Fédéral recommande aux citoyens suisses de ne pas signer l'initiative pour un revenu inconditionnel. Selon ce dernier, l'abréviation du revenu inconditionnel, "R.I.", est déjà connue des citoyens et des administrations pour qualifier la Raison Individuelle (structure juridique de prédilection pour les indépendants et les professions libérales). L'arrivée du "Revenu Inconditionnel" posera alors d'importants problèmes de communication et sera source de confusion générale au sein de la population et des diverses administrations amenées à opérer dans l'un des deux registres.

Pour rappel, l'initiative pour un revenu inconditionnel vise à instaurer un article constitutionnel donnant droit à tout citoyen de percevoir un revenu d'ordre financier, sans condition préalable. Quelqu'en soit l'objectif final, il est évident que cette initiative cherche avant tout à créer la confusion auprès du citoyen.

C'est une bonne chose que cette initiative soit refusée par le CF, les initiants ont fait preuve d'une incompétence toute particulière en ne prenant pas ne serait-ce que le temps de saisir le terme dans le moteur de recherche de Google (pas celui de Microsoft, il n'aurait probablement pas fait le lien).
M.Detoutesfacons - 24.07.2014 | 1 réactions | #link | rss
Prendre l'avion est-il devenu trop dangereux ?

Si, suite aux récents incidents survenus dans l'océan Indien, en Ukraine, à Taiwan ou encore au nord de l'Afrique, vous commencez à vous demander si prendre l'avion est devenu trop dangereux, sachez que la réponse est, non, totalement non, définitivement non.

Cette peur totalement irrationnelle, devenue soudainement présente dans de nombreux esprits, est le fruit d'une démarche déjà bien rodée mise en oeuvre par les médias d'information grand public dont l'objectif est le même chaque été : trouver un truc qui fait peur à leurs lecteurs et focaliser l'actualité dessus, jusqu'à ce qu'un autre truc encore plus dégueulasse ne survienne...

En premier lieu, il faut retenir ici que nous avons ce qui s'appelle une loi des séries : un avion de la compagnie Malaysia Airlines disparaît on ne sait où et voilà que quelques jours plus tard, un avion de la même compagnie se prend un missile sol-air dans le réacteur alors qu'il survole l'Ukraine à plus de 30'000 10'000 mètres d'altitude. Dans le premier cas, on a un scénario triangle des Bermudes (la presse raffole des cas laissant de la place à la spéculation, que de la spéculation, rien que de la spéculation) et dans le second, une erreur grotesque causée par une bande d'arriérés à qui un certain gouvernement irresponsable a offert des lanceurs de missiles capables d'aller percuter à une vitesse de 3'675km/h des avions naviguant à plus de 30'000 10'000 mètres d'altitude au-dessus de leur tête.

Et oui, 298 personnes sauvagement brûlées ou asphyxiées en pleine troposphere à cause d'un séparatiste (probablement ivrogne au moment du clic de souris fatal puisqu'il a confondu la silhouette d'un avion civil avec un bombardier militaire), il n'en fallait pas plus pour créer une perturbation dans la Force.

Deuxièmement, la statistique est ton amie. Le monde aérien est très informatisé, produit énormément de statistiques et devrait donc être relativement perméable aux spéculations. En 2013, les avions ont effectué plus de 32 millions de vols (et l'on ne compte ici que les vols commerciaux " recensés " par le contrôle aérien) et l'on a recensé 90 accidents. Et oui, il s'agit d'une probabilité d'accident de 0.00028125% ou en termes plus réalistes, un accident tous les 355'555 vols. A titre de comparaison, cette probabilité est multipliée par 2 lorsque l'on prend le train, par 100 lorsque l'on prend la voiture et par 3'000 si l'on monte sur un deux-roues (chiffres US). Si l'on ne regarde plus le nombre d'accidents mais le nombre de décès, l'on notera que 173 personnes ont été tuées dans des vols commerciaux en 2013, dans le monde.

A titre de simple comparaison : la foudre a tué en 2013 plus de 6'000 personnes (certains estiment jusqu'à 24'000 morts) et le cancer et les maladies cardiovasculaires touchent fatalement 7,9 personnes sur 1000 (0.79%). Ceci signifie en gros que l'on a 2800 fois plus de chances de mourir d'un cancer ou d'un accident cardiovasculaire dans l'année que si l'on prenait l'avion 972 fois....chaque jour...

Finalement, il est surtout important de conclure cette note par une minute de silence, en hommage aux 4'600 américains tués en moyenne, chaque année, par...des cacahuètes. Et oui, qu'il s'agisse d'allergies ou " à l'étouffée ", consommer ces petites noix si appréciées reste 27 fois plus meurtrier que prendre l'avion...

A bon entendeur.
M.Detoutesfacons - 28.12.2012 | 0 réactions | #link | rss


On en parle partout: le magazine d'actualité Newsweek sera désormais diffusé uniquement en version "numérique", après près de 80 ans (à deux mois près) de bons et loyaux services. Ce dont on parle un peu moins, c'est de la signification de l'encart "#LASTPRINTISSUE" placé au beau milieu de la couverture, devant la photo du siège emblématique de l'entreprise.

Un premier message est probablement inscrit dans les différentes couleurs choisies pour séparer "LAST ISSUE" de "PRINT". Pourquoi avoir absolument voulu maintenir l'ambivalence entre "last issue" et "last print issue"? Dans le premier cas, le journal annonce par un sous-entendu indiscret que cette dernière édition imprimée serait la dernière édition de Newsweek. La Direction n'ayant pas annoncé l'arrêt de l'entreprise, comment interpréter cela?

Le second message est caractérisé par le symbole 'dièse', préfixant le titre de l'édition. Twitter, la plate-forme de réseautage social réputée pour ses micro-messages encourage ses utilisateurs à utiliser cette notation pour identifier les thèmes-clés ou mots notables présents dans un message publié. Ainsi préfixé, le mot devient un 'hashtag', il devient cliquable et prend la dimension d'un axe de recherche thématique pour les internautes (ou, surtout, les entreprises) qui souhaiteraient savoir ce qui a été dit autour du terme en question. Que trouve-t-on en cliquant ce hashtag dans Twitter au fait? Tu peux tenter l'exercice, tu verras plusieurs milliers d'utilisateurs annoncer que la dernière édition imprimée de Newsweek est estampillée du tag '#lastprintissue'. Et oui, cela ne va pas plus loin, absolument rien d'autre n'est dit. Une sorte de boucle récursive en fait, peut-être destinée à subtilement révéler ce à quoi les magazines d'information en sont aujourd'hui réduits. Au même titre que "Marche ou Crève!", c'est désormais "Sois sur Twitter ou crève!"

Viennent finalement les couleurs. Comme tout citoyen suisse qui se respecte, j'y vois immanquablement, et au premier abord, les couleurs de ma chère et douce patrie. Je doute toutefois que la réponse se situe de ce côté-ci, malgré l'attention particulière que les députés américains vouent au secret bancaire suisse, le numéro n'en fait aucunement la mention. A vrai dire, toute personne dont l'emblème patriotique n'est pas exclusivement composé de rouge et de blanc pensera probablement à la seconde interprétation réputée de ces deux couleurs réunies: le secours médical, du moins tant que la caducée reste hors de portée du regard.

La combinaison de ces trois interprétations probablement hasardeuses, à savoir, le tout Twitter sans information réelle, l'ambiguïté d'une édition numérique marquant probablement la fin du journal tel que nous le connaissons depuis 80 ans et cette association entre les deux mondes sous les couleurs de l'aide médicale, me laisse le léger arrière-goût amer de la capitulation. Une capitulation de plus devant cette emprise croissante qu'est le dogme de "l'information numérique": un modèle de consommation consistant ni plus ni moins à rendre extrêmement difficile voire impossible à tout citoyen lambda l'accès à de l'information sans devoir passer par des tuyaux numériques. Ces mêmes tuyaux qui permettent aujourd'hui aux entreprises publicitaires et aux gouvernements inquisiteurs de tracer, de journaliser, d'analyser et de contrôler avec une précision de l'ordre de la milliseconde et à l'échelle de l'Occident tout ce qui est su/lu, de qui et depuis quand.

Pour chaque organe d'information abandonnant le papier, nous aurons, il est vrai, une armada d'atrophiés sociaux qui jubileront devant leur second organe sexuel tablette.

Ne perdons cependant pas de vue que toute cette information devient désormais accessible uniquement par la voie du numérique et que seuls les internautes les plus aguerris pourront y avoir accès sans être cartographiés dans leurs moindres clics. Un héritage de plus que nous offrons aux générations suivantes...

PS: bonne année 2013!
M.Detoutesfacons - 26.10.2012 | 7 réactions | #link | rss


Lu ce matin: la création récente d'une fan page Facebook intitulée "Anti-Valaisans". L'information étant rapidement et facilement assimilable par un lecteur intellectuellement limité, elle a donc rapidement défrayé la chronique de nos médias romands. Je trouve particulièrement intéressant de remarquer que la presse soi-disant "interpelée" par l'existence d'une page "plus que discutable" ne s'est pas investie de sa responsabilité, à savoir, contacter le créateur de la page afin de lui demander de s'exprimer sur les raisons qui lui auraient poussé à une telle publication. S'agit-il d'une incitation réelle au comportement xénophobe ou à la haine envers les valaisans? Les probabilités ne penchent-elles pas plutôt du côté du canular?
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M.Detoutesfacons - 18.06.2012 | 1 réactions | #link | rss
Je viens de lire que les employés de Merck Serono s'amusent manifestent en plein lundi après-midi dans les rues de Genève, et bien sûr, Genève étant ce qu'elle est, cela provoque des bouchons de circulation. Pourquoi une telle action? S'agirait-il d'exprimer et démontrer à quel point ces gens se réveillent chaque matin dans le déni? Ils ne sont pourtant pour la grande majorité que les simples victimes d'une pratique économique qu'ils ont eux-mêmes soutenue, dans la plus grande hypocrisie. Combien de ces manifestants sont-ils déjà descendus au moins une fois dans la rue pour marcher aux côtés d'autres victimes du capitalisme et de la globalisation? Combien d'insultes ont-ils déjà proféré lorsque, rentrant du bureau à bord de leur berline rutilante d'options, un ralentissement sur la route leur fait perdre dix minutes de leur vie précieuse? Voici que ces soi-disant concernés de la vie du travail s'octroient désormais le droit de ralentir les autres. En agissant ainsi, ils reproduisent exactement le même schéma d'égoïsme exacerbé que pratique goulûment leur Direction. Du coup, ma mauvaise langue fourche et dérape: bon vent.

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