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M.Detoutesfacons - 28.12.2012 | 0 réactions | #link | rss


On en parle partout: le magazine d'actualité Newsweek sera désormais diffusé uniquement en version "numérique", après près de 80 ans (à deux mois près) de bons et loyaux services. Ce dont on parle un peu moins, c'est de la signification de l'encart "#LASTPRINTISSUE" placé au beau milieu de la couverture, devant la photo du siège emblématique de l'entreprise.

Un premier message est probablement inscrit dans les différentes couleurs choisies pour séparer "LAST ISSUE" de "PRINT". Pourquoi avoir absolument voulu maintenir l'ambivalence entre "last issue" et "last print issue"? Dans le premier cas, le journal annonce par un sous-entendu indiscret que cette dernière édition imprimée serait la dernière édition de Newsweek. La Direction n'ayant pas annoncé l'arrêt de l'entreprise, comment interpréter cela?

Le second message est caractérisé par le symbole 'dièse', préfixant le titre de l'édition. Twitter, la plate-forme de réseautage social réputée pour ses micro-messages encourage ses utilisateurs à utiliser cette notation pour identifier les thèmes-clés ou mots notables présents dans un message publié. Ainsi préfixé, le mot devient un 'hashtag', il devient cliquable et prend la dimension d'un axe de recherche thématique pour les internautes (ou, surtout, les entreprises) qui souhaiteraient savoir ce qui a été dit autour du terme en question. Que trouve-t-on en cliquant ce hashtag dans Twitter au fait? Tu peux tenter l'exercice, tu verras plusieurs milliers d'utilisateurs annoncer que la dernière édition imprimée de Newsweek est estampillée du tag '#lastprintissue'. Et oui, cela ne va pas plus loin, absolument rien d'autre n'est dit. Une sorte de boucle récursive en fait, peut-être destinée à subtilement révéler ce à quoi les magazines d'information en sont aujourd'hui réduits. Au même titre que "Marche ou Crève!", c'est désormais "Sois sur Twitter ou crève!"

Viennent finalement les couleurs. Comme tout citoyen suisse qui se respecte, j'y vois immanquablement, et au premier abord, les couleurs de ma chère et douce patrie. Je doute toutefois que la réponse se situe de ce côté-ci, malgré l'attention particulière que les députés américains vouent au secret bancaire suisse, le numéro n'en fait aucunement la mention. A vrai dire, toute personne dont l'emblème patriotique n'est pas exclusivement composé de rouge et de blanc pensera probablement à la seconde interprétation réputée de ces deux couleurs réunies: le secours médical, du moins tant que la caducée reste hors de portée du regard.

La combinaison de ces trois interprétations probablement hasardeuses, à savoir, le tout Twitter sans information réelle, l'ambiguïté d'une édition numérique marquant probablement la fin du journal tel que nous le connaissons depuis 80 ans et cette association entre les deux mondes sous les couleurs de l'aide médicale, me laisse le léger arrière-goût amer de la capitulation. Une capitulation de plus devant cette emprise croissante qu'est le dogme de "l'information numérique": un modèle de consommation consistant ni plus ni moins à rendre extrêmement difficile voire impossible à tout citoyen lambda l'accès à de l'information sans devoir passer par des tuyaux numériques. Ces mêmes tuyaux qui permettent aujourd'hui aux entreprises publicitaires et aux gouvernements inquisiteurs de tracer, de journaliser, d'analyser et de contrôler avec une précision de l'ordre de la milliseconde et à l'échelle de l'Occident tout ce qui est su/lu, de qui et depuis quand.

Pour chaque organe d'information abandonnant le papier, nous aurons, il est vrai, une armada d'atrophiés sociaux qui jubileront devant leur second organe sexuel tablette.

Ne perdons cependant pas de vue que toute cette information devient désormais accessible uniquement par la voie du numérique et que seuls les internautes les plus aguerris pourront y avoir accès sans être cartographiés dans leurs moindres clics. Un héritage de plus que nous offrons aux générations suivantes...

PS: bonne année 2013!
M.Detoutesfacons - 26.10.2012 | 7 réactions | #link | rss


Lu ce matin: la création récente d'une fan page Facebook intitulée "Anti-Valaisans". L'information étant rapidement et facilement assimilable par un lecteur intellectuellement limité, elle a donc rapidement défrayé la chronique de nos médias romands. Je trouve particulièrement intéressant de remarquer que la presse soi-disant "interpelée" par l'existence d'une page "plus que discutable" ne s'est pas investie de sa responsabilité, à savoir, contacter le créateur de la page afin de lui demander de s'exprimer sur les raisons qui lui auraient poussé à une telle publication. S'agit-il d'une incitation réelle au comportement xénophobe ou à la haine envers les valaisans? Les probabilités ne penchent-elles pas plutôt du côté du canular?
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M.Detoutesfacons - 11.09.2011 | 5 réactions | #link | rss
Je me suis récemment rendu 9 jours en Inde à l'occasion d'une conférence. La conférence a duré 2 jours et s'est déroulée dans la cité électronique (Electronic City) de Bangalore. Le reste du temps a été passé en vadrouille entre divers hôtels. Pour ceux que cela intéresse, je posterai dans ce billet quelques informations utiles pour ce genre de voyage.
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