Lu ce matin: la création récente d'une fan page Facebook intitulée "Anti-Valaisans". L'information étant rapidement et facilement assimilable par un lecteur intellectuellement limité, elle a donc rapidement défrayé la chronique de nos médias romands. Je trouve particulièrement intéressant de remarquer que la presse soi-disant "interpelée" par l'existence d'une page "plus que discutable" ne s'est pas investie de sa responsabilité, à savoir, contacter le créateur de la page afin de lui demander de s'exprimer sur les raisons qui lui auraient poussé à une telle publication. S'agit-il d'une incitation réelle au comportement xénophobe ou à la haine envers les valaisans? Les probabilités ne penchent-elles pas plutôt du côté du canular?

Pire que ne pas citer le créateur de la page, la presse s'est octroyé un silence royal en ce qui concerne la centaine de propos racistes, xénophobes, diffamatoires, calomnieux sans compter les menaces proférées par ses soi-disant défenseurs du Valais. S'interroger sur cette dérive était-il trop compliqué pour nos journalistes? Ou a-t-on jugé que le lecteur romand serait intellectuellement dépassé par l'envergure de la réflexion? Une chose est sûre: dans une société juste, le spectre de la menace juridique aurait étendu une ombre bien plus sombre sur ces soi-disant défenseurs du Valais...

Mais continuons de faire comme si nous n'avions rien vu. Se moquer du Valais est manifestement un crime bien plus grave que de menacer une personne de mort ou de se permettre de glisser quelques propos xéno-racistes bien réchauffés.

Le con attirerait-il les cons? Possible. Une chose est sure, dans la foule, certains semblent s'être enfin rencontrés. Heureusement, tout espoir n'est pas perdu, certains ont conservé leurs esprits: